Le bonheur au travail – utopie ou réalisme ?

 Cet article pour parler d’un sujet on ne peut plus contemporain dans nos sociétés ou le malaise, les tensions et les burnout se multiplient dans le monde du travail.

De plus en plus d’entreprises s’interrogent sur les méthodes d’organisation et de management.

Des salariés qui eux aussi se posent de plus en plus la question de pourquoi ils se lèvent le matin.

Nous sommes dans une période ou le développement personnel explose, où les besoins de la pyramide de Maslow deviennent complètement bouleversés.

Toutes ces problématiques soulèvent la question du bien-être et surtout de la relation au travail.

Certains modèles se mettent en place en rejetant le système capitaliste, d’autres au contraire, l’utilisent mais différemment sans rejeter la notion de business développement avec d’autres approches.

Dans tous les cas ces différents modèles redistribuent bien les cartes de l’approche économique traditionnelle en prenant en compte comme premier critère, le bien être.

De quoi parle t-on exactement ?

Dans cette vidéo, il est dressé plusieurs portrait de nouveaux modèles tous différents les uns des autres mais avec un même objectif. Avoir envie de faire !

Les nomades numériques

Dans le premier exemple nous voyons une nouvelle génération de travailleurs qui ont choisi le statut d’indépendant et de s’expatrier en Californie pour y adopter une nouvelle manière de travailler avec un environnement choisi en dehors des bureaux classiques sans attrait particulier.

Le lieu

Cette génération âgée de 18 à 35 ans, travaille et vit sur le même lieu en collocation. Des villas en bord de mer avec vue imprenable et aménagées pour travailler en co-working.

Terminé le métro boulot dodo.

Ce nouveau modèle qui se développe dans le monde entier, en Asie, en Amérique du sud, en Europe, etc…

Le planning

Il travaille sans horaires fixes mais on s’aperçoit qu’ils travaillent plus qu’il n’y parait puisque la notion de travail et de vacances s’entremêle aisément entrecoupée d’activité pratiqués selon leurs envies.

L’activité

Cela dit, il est vrai que leur activité sur le net pour cette génération hyper connectée facilite le choix de ce style de vie.

Si ce concept semble « friendly » en apparence, il a évidemment ses contraintes comme le besoin d’avoir une autodiscipline efficiente.

La plupart de ces nouveaux travailleurs d’un nouveau genre travaillent à distance mais de manière synchrone, c’est-à-dire en temps réel.

En revanche, l’agilité de leur activité leur permet de travailler de n’importe où à partir du moment où il y a une connexion.

Le bien être

Le bien être étant la conjugaison d’un cadre, d’un environnement de travail agréable qui permet de développer une activité choisie avec une liberté d’organiser son planning et ses horaires.

Il faut quand même préciser que ces travailleurs sont indépendants et à leur compte.

L’entreprise libérée

Ces entreprises dont la démarche consiste à placer au cœur de leur activité, le bonheur au travail.

Le défi

La performance par le bonheur

Nouveau métier

Chief Happiness Officer, Directeur(e) du bonheur au travail, payé pour rendre heureux les salariés au travail. Un nouveau métier entre GO (gentil Organisateur) et secrétaire de direction.

Ces nouveaux emplois commencent à apparaitre dans de plus en plus d’entreprises. Leurs rôles consistant à éradiquer les tensions et motiver les salariés.

Prendre soin de ses salariés

Certaines entreprises font intervenir des prestataires pour relaxer leurs salariés en proposant des séances de yoga ou de massage. D’autres proposent à leurs salariés de faire des micros siestes réparatrices.

Les idées originales ne manquent pas et tendent à se développer de plus en plus dans ces entreprises qui ont décidé de prendre ce sujet à bras le corps.

Le reportage nous montre comment un chef d’entreprise à bout décide de faire le tour du monde en famille pour en revenir transformé et proposer à ses collaborateurs de tout remettre à plat pour adopter de nouvelles méthodes d’organisation et de management.

Une parenthèse pour souligner que le voyage et la découverte d’autres pays et cultures ouvre les horizons et son champ de vision intellectuel. Cette expérience a permis à Alexandre Gérard de prendre conscience du tournant qu’il devait prendre.

Dans cette vidéo Alexandre Gérard nous explique comment la transformation de son entreprise en entreprise libérée a changé sa vie mais aussi celle de ses salariés.

 

Nouvelle approche managériale

Certaines entreprises vont encore plus loin dans la remise en cause des schémas classiques d’organisation. Elles décident de renverser la pyramide organisationnelle et de confier les manettes aux salariés.

Le concept consiste à responsabiliser les salariés en leur permettant de proposer et décider comment leur service ou poste doit fonctionner. Ils deviennent les acteurs fonctionnels et opérationnels de leur entreprise.

Pour se faire, l’information n’est plus retenue par une hiérarchie centralisée, mais directement communiquée aux personnels pour leur permettre de décider et d’agir selon leur propre choix d’organisation.

Les personnels définissent eux-mêmes les objectifs de manière collégiale.

Exemple de l’entreprise de Sylvain Pierre

Dans cette vidéo, Sylvain Pierre nous explique comment il a décidé de changer de vie de manière radicale en abandonnant son statut d’ingénieur avec un avenir tout tracé au détriment de celui d’entrepreneur à la tête d’une entreprise libérée créée au Vietnam.

Il nous explique comment, le reporting, le budget, l’évaluation, la performance, les voyages d’affaires insipides, des clients exigeants, 60 heures par semaine pendant six ans était son quotidien. Il réalise que le monde de l’entreprise ne laisse pas de place à la vie privée.

Sylvain Pierre a vécu le syndrome du pourquoi et du désir de donner un sens à sa vie. C’est à ce moment là qu’il décide de changer radicalement de vie.

Changement de code vestimentaire, terminé les voyages d’affaires au détriment de voyages tout court pour prendre le temps de découvrir les pays et ses habitants. Changement de relation client à 360 degrés. Ses clients deviennent des amis. Terminé Twitter, Facebook devient son réseau de prédilection.

Tous ces changements vont être le déclencheur vers un nouveau mode de vie.

Il nous explique comment son cheminement personnel l’a amené à proposer à ses 300 salariés d’adopter le même mode fonctionnement et de s’orienter vers un nouveau modèle. L’entreprise libérée.

Problématiques

La décision de supprimer les statuts de manager c’est aussi se priver de leader. C’est supprimer un statut social revendiqué puisque obtenu. C’est un salaire, c’est une reconnaissance.

Passer de l’entreprise au modèle managériale classique à l’entreprise libérée implique l’adhésion de tout le monde ou du moins de ceux qui resteront. Car ceux qui perdront un statut et des avantages ne seront pas forcément fait pour fonctionner avec ce type d’organisation.

Le risque est là et le basculement peut s’avérer périlleux pour l’entreprise.

Pour faire adhérer les salariés il va falloir les impliquer totalement. Les flux d’information et de prise de décision vont être littéralement bouleversés.

Tous les salariés n’acceptent pas l’idée de confiance, de liberté et de responsabilité.

« Se libérer des habitudes prises et acquises pour s’affranchir d’un certain mode d’organisation et de relation. »

Cette démarche ne peut pas être partielle.

Néanmoins, Sylvain Pierre a réussi son pari.

Conférence de Isaac Getz : Libérer l’entreprise

 

Isaac Getz est professeur à l’ESCP Europe et auteur de livres dans les domaines du comportement organisationnel, du leadership et de la transformation organisationnelle. Il a été professeur visitant aux Universités Cornell, Stanford et à l’Université du Massachusetts. Il est connu pour avoir théorisé la notion de l’entreprise libérée et l’avoir popularisée en France.

Dans cette vidéo, Isaac Getz nous explique comment la confiance et la délégation de la responsabilité est un moteur de motivation.

Il utilise plusieurs mise en scène très révélatrices des comportements managériaux néfastes pour démotiver un salarié.

Finalement, il enchaine avec les comportements managériaux positifs à adopter pour motiver un salarié qui est force de proposition et se voit confier le projet.

Une vision simple, efficace et réaliste.

Mais comment obtenir ces changements managériaux sans l’adhésion de toute la chaine hiérarchique.

Au-delà de la démonstration on comprend bien qu’il ne s’agit pas seulement de changer le « mindset » d’un ou plusieurs managers mais la culture et les pratiques de l’entreprise.

Qu’en serait-il si un manager adoptait les bons comportements qui seraient bloqués par le niveau supérieur ?  Il serait réprimandé voire licencié.

C’est pour cette raison que transformer une entreprise classique en entreprise libérée s’inscrit dans une démarche globale avec la totale adhésion de tous.

En résumé

Le bonheur au travail est évidemment un souhait universel mais ne peut se faire qu’avec l’assentiment de tous les acteurs de l’entreprise.

Il peut être mis en œuvre dans divers types d’organisations qu’elles soient classiques ou libérée. Pour les nomades numériques c’est plus facile de par leur statut d’indépendant.

Dans tous les cas, les résultats dans les exemples évoqués dans les vidéos démontrent que c’est plutôt réaliste !

Pour preuve, de nombreuses entreprises notamment à dimension internationale l’ont mis en place comme Harley Davidson ou Michelin.

 

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