Le management

Avant propos

Le management c’est la gestion des organisations et des ressources pour atteindre un maximum d’efficacité.

En théorie, l’objectif étant de respecter les intérêts communs et individuels.

On parlera également de management stratégique ou opérationnel.

Management stratégique

Le management stratégique concerne la direction de l’entreprise et le choix qu’il va falloir faire pour la diriger au mieux.

  • Quelle direction prendre ?

Quelle stratégie commerciale, quel marché, quel produit ? Comment, où avec quoi ?

Le management stratégique va définir les objectifs à atteindre, les moyens à utiliser et les moyens de financement pour y arriver.

Ces moyens de financement seront humains et matériels voire immatériels (brevets).

  • Quel système de contrôle ?

Comment contrôler l’activité de l’entreprise ? Avec quels outils, tableaux de bord ?

Le management stratégique devra définir les moyens et outils qui seront utilisés pour contrôler l’activité. Il doit déterminer qui sera en charge de contrôler l’activité et comment, c’est-à-dire avec quelles ressources.

  • Quelle structure organisationnelle ?

Quelle organisation ? Recrutement, partenariat, sous-traitant ou les trois ?

Le management opérationnel devra définir l’organisation générale de l’entreprise car en découlera l’organisation opérationnelle à mettre en place.

Il faudra déterminer si des recrutements sont nécessaires, s’il faut avoir des partenaires directs ou indirects, s’il faut faire appel à des sous-traitants ou internaliser complètement les activités.

Le management stratégique renvoie aux notions de gestion pure de l’entreprise sur les aspects financiers.

Le management opérationnel

Le management opérationnel concerne plus la gestion des personnels et des équipes. Il s’inscrit dans le management stratégique de l’entreprise car il doit suivre la feuille de route définie pour atteindre les objectifs.

  • Organisation des équipes

Le management opérationnel organisera les équipes pour faire face au quotidien. Dimensionnement des équipes, réajustement selon l’activité et les tâches à réaliser. Pour ce faire il devra tenir compte des objectifs financiers définis par le management stratégique.

Le management opérationnel sera en charge des plannings. Il veillera à la mise à jour des compétences à acquérir et des formations à mettre en œuvre si nécessaire en tenant compte des budgets alloués.

  • Organisation des activités

Le management opérationnel gèrera le flux de l’activité en maintenant l’équilibre avec les équipes et les moyens matériels nécessaires.

  • Organisation des tâches

Le management opérationnel répartira les tâches aux équipes en fonction des flux d’activité et dimensionnera les équipes en conséquence. Là aussi, il s’assurera que les moyens matériels nécessaires sont à disposition.

Il organise établira les méthodes, les procédures et les consignes à appliquer sur le terrain. Il est directement lié aux objectifs stratégiques de rentabilité économique.

Il fera remonter au niveau stratégique les nouveaux besoins en ressources et moyens matériels en fonction de l’évolution de l’activité.

En résumé, les deux niveaux de management sont étroitement liés. Le premier pose les fondations avec une vision à court, moyen et longs terme et le deuxième applique sur le terrain les lignes directrices définies par le premier.

Quelle méthode appliquer ?

Il y a trois écoles management.

L’école Taylorienne

  • Définition 

Le taylorisme – du nom de son inventeur, l’ingénieur américain Frederick Winslow Taylor (1856-1915) – désigne la forme d’organisation scientifique du travail (OST) définie par lui et ses disciples à partir des années 1880.

Dans un monde où la division du travail est déjà la norme, pour obtenir des conditions propres à fournir le rendement maximum dans le cadre d’une organisation, le taylorisme préconise :

  • une analyse détaillée et rigoureuse — d’où l’accent mis sur le qualificatif de « scientifique » — des modes et techniques de production (gestes, rythmes, cadences, etc.) ;
  • l’établissement de la « meilleure façon » (the one best way) de produire (définition, délimitation et séquençage des tâches) ;
  • la fixation de conditions de rémunération plus objectives et motivantes. Ce qui donne ce nom le taylorisme.

Taylor systématise sa méthode, qu’il expose dans un livre, intitulé The Principles of Scientific Management (1911). Cet ouvrage s’inscrit dans la première modernisation des années 1850.

  • Principe

L’école Taylorienne s’articule autour d’une organisation qui parcellise les tâches attribuées à des postes précis avec des qualifications précises. C’est le travail à la chaine.

Le principe de ce management considère que l’homme n’aime pas travailler mais qu’il est obligé de le faire pour gagner sa vie et subvenir à ses besoins primaires (survie et sécurité).

L’homme doit être intégré dans un système et dans une mécanique, il n’a pas le choix. Il devra réaliser des tâches en cadence parmi une chaine complète de tâches préalablement réparties aux uns et aux autres.

Cette approche ne prend pas en compte les aspirations personnels des individus. L’objectif est de produire pour le système avec une mécanique rodée et hiérarchisée dans laquelle chacun a un rôle précis à accomplir.

L’école des relations humaines

  • Définition

L’école des relations humaines (abrégée en « école des RH ») est un mouvement intellectuel né dans le cadre de la crise économique de 1929 rattaché à l’étude des organisations. Il prend place après le développement et l’application à grande échelle du taylorisme, et cherche à redonner à l’homme au travail une place, sinon centrale, au moins excentrée et tenue.

Auteurs : Elton Mayo, Jacob Levy Moreno, Kurt Lewin ou encore Abraham Maslow.

  • Contexte

La psychologie et la psycho-sociologie prennent leur envol alors que les principaux excès du taylorisme (à savoir, sur-division du travail, vision simpliste de l’homme au travail et de l’Homme en général, scientisme) commencent à être reconnus par les théoriciens, et surtout dénoncés par les travailleurs. En conservant l’idée de l’organisation comme le résultat de déterminismes individuels et collectifs, les premiers théoriciens « humanistes » attribuent les résistances au taylorisme au facteur humain. L’enjeu consiste donc à le rationaliser à son tour, après avoir rationalisé la structure de travail que représente l’entreprise

  • Principe

L’école des relations humaines se base sur une approche motivationnelle. Ce concept considère que l’individu recherche certes un travail pour subvenir à ses besoins mais également un cadre de vie satisfaisant.

Outre le fait d’appartenir à un groupe et d’y être reconnu, l’école des relations humaines considère également la communication et l’échange comme une valeur positive qui a un impact sur le bien être de l’individu. Que la reconnaissance, la valorisation et la stimulation sont autant de facteurs de motivation que de production bénéfique sur le lieu de travail.

L’école des relations humaines considère que l’ensemble de ces facteurs participent activement au développement de l’entreprise qui doit s’assurer de leur mise en œuvre.

L’école du management participatif

  • Définition

Le management participatif est un type de management qui tend à optimiser la collaboration du personnel.

  • Principe

Le management participatif s’inscrit complètement dans la prolongation de l’école des ressources humaines. Elle ne fait que la compléter et l’enrichir. Dans cette démarche, l’homme aspire aux besoins primaires et d’appartenance mais également à son développement personnel.

L’individu doit pouvoir développer son potentiel en se réalisant et en s’exprimant. Il maximisera ainsi son efficacité individuelle.

A préciser que le terme participatif signifie que l’individu participe au développement de l’entreprise et seulement dans ce cadre et non pas en autogestion.

En résumé

Dans la pensée taylorienne, l’homme perd sa vie en la gagnant, dans la vision de l’école des relations humaines il travaille en dépendance avec son groupe d’appartenance, dans le management participatif, il travaille parce qu’il s’épanouit.

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