Libérez votre cerveau – Idriss Aberkane

Cet article est plus une chronique sur le sujet de « Libérez votre cerveau » de Idriss Aberkane dans plusieurs vidéos.

Qui est Idriss Aberkane ?

Idriss Aberkane, né le 23 mai 1986, est un enseignant, conférencier et essayiste français. Médiatisé pour ses écrits et ses conférences sur l’économie de la connaissance et les neurosciences, il publie en 2016 un essai à succès, Libérez votre cerveau

Idriss Aberkane est Président de la Fondation Bioniria (Fondation Suisse pour la Bioinspiration), Président de General Bionics SA, Président de Chréage SA et Fondateur de l’opérateur de microcrédit à taux zéro Eirin International au Sénégal (qui a planté plus de 20 000 arbres et accompagne plus de 40 familles dans la vallée du fleuve Sénégal).

Titulaire de trois doctorats dont un de l’école polytechnique à 29 ans, il était Visiting Scholar de l’Université de Stanford à 21 ans. Il a donné plus de 440 conférences dans le monde entier, en trois langues, et son ouvrage Libérez votre Cerveau a été traduit en Chinois, Coréen, Japonais, Grec et Russe, Italien, Espagnol, Hongrois, Néerlandais, Grec.

Site personnel :

idrissaberkane.org

Comment Libérer Votre CERVEAU ?

Dans cette vidéo Idriss Aberkane nous explique pourquoi la vie n’est pas l’école et comment chaque individu a été recouvert de voiles tout au long de sa vie.

Ces voiles qu’il compare à des logiciels qui programment votre cerveau pour vous dire quoi faire, comment et quand. Ces voiles posés par votre entourage, votre famille et l’école en fonction de leur propre halo et qui finissent par conditionner votre cerveau à les accepter ou pas.

Il explique comment ces voiles qui nous sont imposés successivement influencent nos modes de pensées, nos décisions et au final nos vies.

Il cite l’exemple de sa mère à qui on avait dit à l’âge de 13 ans qu’elle avait des capacités intellectuelles très limitées. Aujourd’hui, elle est titulaire d’un doctorat en mathématiques.

L’anecdote serait anodine si la remarque ne venait pas d’un enseignant.

 

L’apprentissage et l’école

Dans cet audio Idriss Aberkane nous explique comment le système éducatif a plus un rôle d’enfermement que d’épanouissement.

Comment ce système a plus tendance à nous couper les ailes plutôt que de nous accompagner pour prendre notre envol.

Il fait référence à ses travaux « comment rendre notre cerveau plus productif » et le constat qu’il a fait sur l’opposition instituée par nos sociétés modernes entre la productivité et épanouissement.

Il explique comment la révolution industrielle a imposé un choix entre produire et s’épanouir et qu’il n’était pas envisageable d’avoir les deux. Soit on est productif et dépressif, soit on est épanouie et considéré comme un glandeur qui ne participe pas à l’effort national et à la communauté.

Il constate également la dérive de la notation de l’existence sans remettre en cause les bienfaits de l’évaluation utilisée à bon escient.

Il parle de civilisation de la note et de règne de la quantité en soulignant que c’est bien le terme de « règne » qui le gène. Il insiste sur le fait que l’existence dépasse de loin l’existence notée qui réduit nos vies à des quantités.

Idriss Aberkane précise que l’évaluation par le jeu et donc l’épanouissement participe de manière plus efficiente à l’apprentissage. Le jeu favorise l’enthousiasme.

Il reproche au système éducatif de saturer l’apprentissage de connaissances qui annihilent la motivation.

« On entre à l’école avec peu de savoirs et un désir et on en sort avec beaucoup de connaissances et plus de désirs »

Il revient sur la notion de logiciels qui nous sont apposés sur le cerveau pour être dans la conformité.

Ces logiciels qui nous imposent la phrase « Ressemble à ce que les gens te disent ».

Cette phrase prononcée par ceux qui l’ont intégré et qui se laissent dicter leur mode de pensée et de prise de décision pour eux même par désir d’appartenance au groupe.

Le cerveau préfère le concret à l’abstrait.

“Ce qui ne demande aucun effort est populaire, ce qui demande un effort est impopulaire”

Il prend l’exemple de l’école de Singapour qui a rendu les cours de mathématiques concret pour mieux les faire assimiler.

Le mode d’apprentissage de l’école de Singapour consiste à rendre tangible l’apprentissage des maths. Une démarche pédagogique adaptée pour donner de l’appétence à une matière.

A l’inverse de cette méthode, il évoque la méthode française basée sur la soit disant méritocratie qui en fait est la soufrance-ocratie issue de l’école napoléonienne qui favorise la souffrance dans l’apprentissage.

Le travail doit passer par la souffrance pour magnifier la récompense. Il en dénonce la dérive et l’inefficacité à terme. Il dépeint cette démarche comme improductive et dévastatrice.

Dans cette interview Idriss Aberkane insiste sur la notion de cultiver l’estime de soi pour éviter de se laisser enfermer dans des schémas voulus par le système et ceux qui en font partie pour leur propre intérêt.

Il nous invite à identifier les logiciels parasites dans notre cerveau pour s’en débarrasser ou les mettre à jour en fonction de nos attentes et aspirations.

 

Comment muscler et libérer votre cerveau ?

Dans cette conférence Idriss Aberkane présente son concept pour muscler et libérer son cerveau.

Il commence sa conférence par la phrase du Président Wilson.

« Si vous voulez avoir plein d’ennemi il vous suffit de faire quelque chose de nouveau »

Dans cette conférence Idriss Aberkane nous démontre comment le cerveau interprète les informations par analogie et références encrées de manière innée, intuitive ou suggérée.

Il appuie sa démonstration par des exemples concrets qui ont influencé les comportements humains dans des proportions qui parfois dépasse l’entendement comme le conditionnement.

 

 

S’épanouir avec la connaissance et libérer son cerveau

Il commence sa démonstration en affirmant qu’un individu épanoui est forcément productif alors qu’un individu productif n’est pas forcément épanoui. A méditer.

La neuro ergonomie

Il prend pour exemple de nombreuses innovations pour mettre en avant cette démarche intellectuelle qui consiste à améliorer les conditions de travail et de vie.

Il compare deux objets.

Le casque ergonomique de l’US Air Force à 450 000 dollars pièce et la chaussure de du soldat français en 1840 avec pour la première fois un pied gauche et un pied droit.

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L’idée étant de mettre en évidence deux concepts de pensée. Un qui s’adapte pour l’humain et un qui demande à l’humain de s’adapter.

Il s’appuie sur ces deux exemples pour faire la relation entre l’adaptation d’un système pour l’humain et non l’inverse.

L’objectif de la démonstration n’est pas de mettre en exergue deux objets en fonction de leur destination mais de souligner que lorsque l’humain estime qu’il y un besoin il y met les moyens. Le reste n’est qu’une question de choix mais surtout de temps pour que le cerveau intègre le nouveau concept et son utilité.

Il enchaine sur l’idée que chaque innovation passe toujours par trois étapes.

  • Dans un premier temps elle est toujours « Ridicule »
  • Dans un deuxième temps elle est toujours « Dangereuse »
  • Et enfin devient toujours « Evidente »

Il prend un autre exemple avec Tesla qui avait inventé le courant alternatif. Invention jugée à l’époque ridicule, dangereuse et aujourd’hui évidente.

Comment capter l’attention pour favoriser l’apprentissage ?

L’économie de la connaissance

Idriss Aberkane continue sa présentation en expliquant que la motivation et la passion sont des facteurs d’attention « neuro-ergonomiques » qui favorisent l’appétence pour l’apprentissage.

Il prend en exemple le temps passé sur les jeux qui demandent une concentration constante avec un nombre d’actions et une gymnastique intellectuelle supérieure à certaines tâches dans d’autres domaines.

Il associe ces comportements à l’effort lié à de la motivation et fait la relation avec la capacité à capter l’attention qu’on réussit les fabricants de ces jeux en générant une trésorerie équivalente au budget du Quatar plus le budget de défense allemand et français soit 250 milliards de dollars en liquide pour Apple.

Cet exemple pour démontrer qu’il n’y a pas de lien entre la pénibilité et productivité puisque les joueurs jouent par plaisir et passion en participant à la productivité.

L’echec

« J’ai raté tous mes examens et j’ai un pote qui a réussi son examen d’ingénieur et qui travaille chez Microsoft » Bill Gates.

« L’échec est un diplôme »

Idriss Aberkane nous fait l’éloge de l’échec comme prérequis pour la réussite. L’échec comme ressources dans lesquelles on puise l’expérience vécue pour éviter les pièges et prendre les meilleures décisions.

L’effet Bannister

Roger Bannister fut le premier athlète à courir le mile (1 609,34 m) en moins de quatre minutes alors que les congrès de médecine disaient que courir un mile en 4 minutes est impossible.

Dans les mois et années qui suivirent, cette performance fut reproduite par plusieurs coureurs qui avaient constaté le fait que c’était possible. Ce résultat allant à l’encontre des prévisions de l’establishment a ouvert les champs des possibles grâce à un individu qui a défié tous les pronostics.

Là aussi, il démontre que le cerveau associe la réussite d’un projet à ce qui devient accessible pour soi. Il suffit de s’enlever le voile posé par ceux qui d’ailleurs ne l’avait jamais tenté.

La correction et la note

La correction sert à corriger un comportement et la note à classifier.

Pour Idriss Aberkane, l’évaluation doit être une constante pour baliser l’état d’avancement et corriger les erreurs.

En revanche la notation n’est qu’un outil de classement qui permet néanmoins de définir un niveau comparatif.

Même si ces deux éléments sont associés avec une évaluation et une note dans la foulée, il insiste pour bien mettre en évidence leurs objectifs respectifs distinct.

La neuro sagesse

« Connait ton cerveau sinon quelqu’un d’autre va le connaitre à ta place »

Idriss Aberkane note que l’histoire a démontré que des sociétés pouvaient tout à fait être avancées technologiquement sans pour autant faire preuve de sagesse. Il prend comme exemple les régimes Japonais et Allemands lors de la seconde guerre mondiale.

Il distingue donc bien ces deux notions qui font appel à des motivations complètement différentes.

Il évoque deux notions, le pouvoir sur soi et le pouvoir sur les autres. Il considère que le premier reste supérieur au second et pour cause.

Quelqu’un qui a du pouvoir sur les autres mais n’en n’a pas sur lui-même est plutôt inquiétant et les faits historiques sont là pour nous le rappeler.

Il continue sa démonstration en faisant référence aux deux sortes de « moi ».

  • Le moi qui commande – Donne-moi ce que je veux = égo
  • Le moi véritable – Donne-moi ce dont j’ai besoin = nécessité.

Il distingue ces deux états du moi avec deux formes de comportement qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre et prend pour exemple la décision de la France à l’encontre de l’Allemagne après la guerre de 14-18.

Pour Idriss Aberkane, la France a posé des conditions intenables à l’Allemagne en faisant appel à la notion du “moi qui commande” plus “qu’au “moi véritable”. Il s’agissait plus d’égo que de besoin. Un mode de pensée peu rationnel mais très répandu et plus facile à expliquer à la psychologie des français à l’époque.

Le conditionnement

Dans cet exemple, Idriss Aberkane nous explique comment une expérience menée au États Unis a consisté à demander à des personnes de jouer le rôle de prisonnier et à d’autres de jouer le rôle de gardien dans un établissement pénitencier. Le résultat est édifiant

En effet, les participants ont particulièrement pris à cœur leur rôle notamment les gardiens qui pour certains se sont livrés à des abus de pouvoir au delà de ce qu’il leur avait été demandé.

Idriss Aberkane souligne ces faits en mettant en évidence le comportement conditionné de ces gardiens et constate avec effroi comment un individu à qui l’on donne un pouvoir peut en faire usage sans distinction et de manière abusive.

C’est ce qu’on appelle “l’effet Nuremberg”.

Ce procès après la deuxième guerre mondiale avait mis en évidence le comportement abusif et déviant de simples citoyens à qui le système avait donné carte blanche pour appliquer sa doctrine.

La mignonitude

Comment le cerveau associe la sécurité à ce qui est mignon.

La mignonitude c’est la séduction pour la survie. Le cerveau associe le mignon au rassurant.

C’est pour cette raison que les marqueteurs l’ont bien compris et l’appliquent avec des objets esthétiques et rassurants.

Idriss Aberkane nous présente plusieurs exemples de bien de consommation, le Mac, le robot et d’autres objets qui ont une apparence « mignone » pour donner le sentiment d’être rassurant et conforter le consommateur dans son choix. Il nous explique comment la mignonitude est utilisée comme outil de prise de décision.

Il prend d’autres exemples avec des dessins ou pictogrammes utilisés par différentes autorités pour rassurer les citoyens sur les contrôles de police ou douaniers.

Ces autorités utilisent des dessins et personnages comme des mascottes à l’air enfantin pour mieux faire passer leur messages et dédramatiser les procédures de contrôles par exemple.

Là aussi, le cerveau va associer ces personnages à quelque chose de rassurant et considérer d’être confrontés à des contrôles qui ne sont pas si anxiogène que ça.

 

Mignonitude

En résumé

Idriss Aberkane nous démontre que notre cerveau prend le pouvoir sur nous même et qu’il est important d’en être conscient pour reprendre la main sur notre capacité à décider en le reprogrammant selon nos propres aspirations.

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